Intervention- épidémie de choléra

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Mission aujourd’hui pour amener une équipe médicale à Malebo à une heure de vol de Kinshasa. L’équipe commence une intervention contre l’épidémie de choléra dans cette région.

Avec commandant Nicolas Frey
Cessna 208 Caravan sur la piste de Malebo
L’équipe médicale avait encore trois heures de route en Land Cruiser. L’ONG est en train d’etudier la possibilité d’aménager une piste plus près du site de l’intervention pour que nous puissions les approcher à 20 minutes du site.
Fleuve Congo nord-est de Kinshasa

Maintenance non-prévue

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Au retour d’un vol, j’ai constaté une petite fuite de carburant au niveau du moteur. Par précaution nous avons enlevé les capots moteur le lendemain pour déterminer la provenance de la fuite. Au final, ce n’était rien de grave. Ça venait d’un drain et c’était tout à fait normale.

Par contre, avec les capots enlevés, nous avons trouvé une fuite d’huile qui n’était pas normale. Celle-ci nécessité une inspection plus approfondie et consultation de la documentation moteur. Résultat: Changement d’une des cylindres du moteur nécessaire!

Ça ne fait jamais plaisir d’annuler des vols pour faire de la maintenance, mais nous remercions le Seigneur pour sa protection et d’avoir tiré notre attention là où il fallait.

Muanda

Ma journée a commencé tôt le samedi 24 février.  J’ai quitté la maison vers 5h30 du matin pour aller chercher mes passagers à la guesthouse de MPH à Kinshasa.  L’un d’eux, M. Colby Sturm était arrivé vendredi soir à N’djili– l’aéroport intérnationale de Kinshasa, à bord le vol de Brussels Airlines.  Lui et son collègue, le Pasteur Claude Nzinga, prenaient notre vol de la MAF ce jour pour aller de Kinshasa à Muanda, une petite ville dans le Bas-Congo sur la côte atlantique au point le plus à l’ouest de la République Démocratique du Congo (RDC).

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A quelques kilomètres au sud de Muanda, le fleuve Congo se vide dans l’atlantique avec une forte puissance.  David van Reybrouck le décrit comme suit* dans son livre Congo, une histoire:

Congo, une histoire photoLe fleuve Congo se vide dans l’océan Atlantique avec une telle puissance que ça change le couleur de l’eau de l’océan jusqu’à une distance d’une centaine de kilomètres de la côte.

Il était une fois, à bord des anciens paquebots, cette décoloration de l’eau faisait penser à ceux qui voyageaient au Congo  pour la toute première fois, qui’ils étaient presque arrivés.  Mais l’équipage et les marins expérimentés faisait comprendre aux jeunots qu’il y avait encore quelques jours en mer pendant lesquels l’eau deviendrait de plus en plus marron et sale.  De l’arrière du navire, on pouvait voir de plus en plus de contraste entre l’eau à la surface et l’eau bleu de l’océan que l’hélice soulevait.  Après un temps, des morceaux d’herbe et de terre commençait a passer– des petits îlots que le fleuve avait craché de sa bouche et qui flottaient maintenant dans l’océan.  A travers le hublot de sa cabine, le voyageur apercevait des formes sombres dans l’eau, des gros morceaux de bois et des arbres déracinés il y a longtemps de la jungle assombrie…

Sur les images satellites, on le voit clairement:  Une tache marron qui traîne jusqu’à 800 km vers l’ouest pendant la saison de pluie.  On dirait une fuite de la terre dans l’océan.  Les océanographes parle de « la plume du Congo »…  L’eau du Congo, deuxième fleuve le plus long de l’Afrique, est pulvérisée dans l’océan.  Le substrat rocheux fait que la bouche du fleuve est relativement étroite.  Il n’y a pas de delta maritime qui s’est développé ici comme l’embouchure du Nil.  Toute la masse de l’eau est projetée par une petite ouverture.

Le couleur ocre de l’eau du fleuve vient du sédiment que le Congo ramasse au long de son chemin de 4,700 km: des hautes sources de l’extrême sud du pays, à travers la savane aride et les marais du Katanga, en passant par l’immense forêt équatoriale qui couvre presque toute la moitié nord du pays, jusqu’aux paysages rudes du Bas-Congo et les mangroves à la bouche du fleuve. Mais le couleur vient aussi des centaines des rivières et des affluents qui ensemble constituent le bassin d’écoulement fluvial du Congo, une superficie d’environ 3.7 million de kilomètres carrés, ce qui représente plus qu’une dixième de la superficie de toute l’Afrique.

* Ma traduction de la version anglaise du livre.

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Notre famille devant le fleuve Congo un peu en aval du « Pool Malebo » à Kinshasa

Parmi les fleuves du monde il y a que l’Amazone qui a un débit d’eau plus important que le Congo.  Le Congo c’est aussi le fleuve le plus profonde du monde, mesuré à des profondeurs de plus de 220 m à des endroits.  Au delà de sa bouche, la course du Congo continue pendant 200 km sous l’eau en tant que vallée sous-marin (Voir l’image Google Earth au début de cet article).  Les navires peuvent monter une centaine de km sur le Congo jusqu’aux villes portuaires de Boma et Matadi.  Au delà de Matadi, le fleuve n’est plus navigable jusqu’à Kinshasa à cause des rapides et des cascades entre Matadi et Kinshasa.  En amont du « Pool Malebo » (une section élargi du fleuve en forme d’un œil à coté de Kinshasa) en allant vers l’est, le fleuve est à nouveau navigable et sert de moyenne principale de transport jusqu’aux endroits lointains comme les villes historiques de Mbandaka et Kisangai, toujours des villes importantes du pays jusqu’à aujourd’hui.

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Notre vol de Kinshasa à Muanda a suivi le fleuve Congo sur notre droite pour la première moitié du vol avant de traverser son cours au niveau des rapides entre Kinshasa et Matadi.  On appel cet endroit les « Chutes d’Inga. »  Ici, le largeur du fleuve rétréci de 4 km de largeur à seulement 260 m et l’hauteur descend 96 m en 15 km.  C’est là où se trouvent les barrages d’Inga I et  Inga II, deux centrales hydroéléctriques qui exploitent qu’une petite pourcentage de l’energie du fleuve utilisé principalement pour les grandes ville comme Kinshasa.  Deux autres centrales hydroéléctriques (Inga III et Grand Inga) sont prévues et seront capable de fournir de l’éléctricité pour une grande partie du continent.  Après avoir traversé le cours du fleuve, nous avons continué en parallèle de on chemin qui était à notre gauche maintenant pour le reste du vol.

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Une des barrages d’Inga près de Matadi en République Démocratique du Congo

Je pense à mes passagers de ce jour, M. Sturm et le Pasteur Claude ainsi que les Bibles qu’ils avaient distribué à Muanda.  Ça me fait penser à ces versets en Esaïe 55:10-11:

« La pluie et la neige tombent du ciel.  Elles ne retournent pas sans produire un résultat:  elles arrosent la terre; elles la rendent fertile et font pousser les grains.  Ainsi, elles donnent des graines à semer et de la nourriture à manger.  De la même façon, la parole qui sort de ma bouche ne revient pas vers moi sans résultat:  elle réalise ce que je veux, elle accomplit la mission que je lui ai confiée. »

Première mission en tant que pilote « solo » à la MAF

 

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Le 21 décembre passé j’ai effectué mon premier vol en tant que pilote « solo » (sans instructeur) du Cessna 206 de la MAF à Kinshasa.

Ma mission était de chercher le directeur médicale de l’hôpital de Vanga à 350 km à l’est de Kinshasa. Son épouse qui est infirmière et formatrice des infirmières à l’hôpital voyageait avec lui. Ils venaient à Kinshasa pour prendre un vol international vers l’Europe où ils allaient faire de la communication et du recrutement pour l’hôpital et le centre de formation médicale de Vanga. Il y avait aussi un jeune spécialiste d’informatique avec eux qui avait développé et mis en service un logiciel de gestion pour l’hôpital. Il rentrait à Kinshasa pour passer Noël avec sa famille.

Dû à une mauvaise météo à Kinshasa, j’étais obligé de reporter mon départ de quelques heures mais finalement j’ai pu partir en conditions « IMC » (vol aux instruments) une fois les orages étaient passés.

Après une escale d’une demi-heure à Semendua pour déposer un passager et 150 kilos de fret, j’ai décollé pour Vanga.

Au retour à Kinshasa, Kahindo et les enfants étaient venus à l’aéroport pour m’accueillir.

Mes collègues de la MAF m’ont félicité par une petite tradition de MAF Kinshasa suite aux premiers vols « solo ».

Après, le directeur médicale nous a remercié en expliquant que le voyage de Vanga à Kinshasa par route prend de 10 à 14 heures dans des conditions très fatiguant. (Notre vol de Vanga a Kinshasa a pris 1 heure et demi.) Il nous a dit que quand des médecins et des spécialistes viennent de l’Europe ou des États-Unis, parfois ils prennent qu’une semaine ou quelques jours de congé pour venir servir et faire des formations à l’hôpital de Vanga. D’après lui, ce serait vraiment dommage qu’ils perdent la motie de leurs temps ici sur la route et en récupérant d’une telle voyage fatiguante.

Livraison de nouveaux matelas aux hôpitaux de Mimia et Kikongo

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Hier nous avons livré un lot de nouveaux matelas à l’hôpital de Mimia, un village isolé à 2 heures 30 minutes de vol vers l’ouest de Kinshasa, soit 555 km.

En route, nous avons fait une escale à Semendua, un autre village à 330 km nord-ouest de Kinshasa. Là, nous avons embarqué un médecin qui rentrait à l’hôpital de Mimia. Ca lui avait pris trois jours pour venir à Semendua en moto comme il n’y a pas de route suffisamment navigable en voiture. Notre vol Semendua – Mimia a duré une heure.

Arrivé à Mimia avec les matelas

L’hôpital de Mimia

Arrivés à Mimia, nous avons monté visiter la clinique. La, j’ai bien compris le besoin des nouveaux matelas!

Les matelas que nous avons amené ont été donné par un groupe d’étude biblique aux États-Unis et le coût du vol a été pris en charge par l’epoux d’un membre du même groupe. Nous avons achetés les matelas localement à Kinshasa avant de les livrer à Mimia et Kikongo. (Nous avons livré des matelas à l’hôpital de Kikongo fin novembre.)

Débarquement des matelas à Kikongo.

Une chambre de la maternité à l’hôpital de Kikongo avec les nouveaux matelas.

Chambre de récupération post-chirurgical

Avec quelques employés de l’hôpital

En vol…

Transport des jumelles nées attachées l’une à l’autre

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L’homme qui m’a rejoint m’a raconté son incroyable histoire : « Ce paquet dans ses bras, ce sont des jumeaux. Ils sont nés attachés l’un à l’autre par le nombril. Ils sont venus au monde dans un village si éloigné, en République Démocratique du Congo, que personne ici ne sait où il est. Et ils sont nés naturellement ! » dit-il incrédule. « Des jumeaux de 37 semaines, nés naturellement ! C’est inouï ! La famille s’est rendue dans un centre de santé voisin. Ensuite ils ont fait 250 km sur le dos d’une moto, à travers la jungle pour atteindre l’hôpital ici à Vanga… (Récit et photos de Jaclyn Reierson)

Lire l’article complet sur le site de MAF France

(http://maf-france.org/des-jumeaux-nes-dans-un-village-perdu/)

Des Jumeaux En RDC

La suite de l’histoire…

L’opération pour séparer les jumelles a été effectué avec succès à Kinshasa, puis la famille a pris un autre vol de la MAF pour rejoindre l’hôpital de Vanga ou ils reçoivent un suivi médicale avant de rentrer dans leur village.

Voir aussi l’article en anglais sur bbc.com/news/health :

http://www.bbc.com/news/health-41607653

Première semaine d’Octobre à MAF Kinshasa

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Cette semaine, nous avons dit « au revoir » à Kevin (au mileu du photo si-dessous en chemise noire et blanche carrée), un membre de notre équipe MAF qui quitte Kinshasa.

Nous avons terminé une visite périodique de maintenance sur notre Cessna Caravan 9S-EMO.

Inspection du moteur et lavage compresseur

Remplacement du feu de navigation arrière qui était hors service

Réinstallation des sièges

Équilibrage hélice

Réinstallation du cône d’hélice

Point fixe de sortie de maintenance + équilibrage dynamique de l’hélice

Vol de contrôle

Vol de contrôle terminé.  L’avion est prêt pour son prochain vol le lendemain!